Rencontre Climat du 20 juin "La science menacée, les scientifiques sortent du bois"
Cette rencontre était animée par Philippe Quirion (Réseau Action Climat) avec Valérie Masson-Delmotte ( laboratoire des sciences du climat et de l'environnement, Centre Climat-Société de l'Institut Pierre Simon Laplace - IPSL) et Agnès Ducharne (Scientists in Rebellion).
Pour être efficace face à l'adaptation climatique, il faudrait que les scientifiques produisent et partagent leurs connaissances, pour co-construire une plaidoirie pour la préservation du climat et des espèces.
Cependant, publier certaines informations, en tant que scientifique, peut nous mettre en danger vis-à-vis de personnes malveillantes qui prônent le contraire de ce que nous mettons en parole ( "le changement climatique enclenché par l'humain n'existe pas") et sont dangereuses pour nos vies et celles nos proches. C'est pour cela qu'on utilise d'autres réseaux sociaux que les classiques pour partager nos informations.
Pour pouvoir changer dans la conscience collective que nous, humains, devons lever le pied sur le modèle économique qu'on nous impose (" consomme et sois heureux ") on doit tous échanger entre la société civile, les scientifiques et les politiques afin de faire renverser les décisions industrielles, qui sont le plus souvent néfastes pour notre société. Et imposer que le GIEC, créé en 1988 par l'Organisation Météréologique Mondiale (l'OMM) et le Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE), regroupe 195 États membres et fonctionne en organisme intergouvernemental indépendant, combinant expertise scientifique et la participation de l'objet État ; n' a aucune structure juridique et fasse peser sur les scientifiques une charge mentale, émotionnelle et parfois confronté à la violence des propos en s'attaquant à leur personne et à leurs proches ( harcèlement moral et physique, notamment). Cette colère sourde du "fais pas ci, fait pas ça" pour que l'adaptation climatique aille mieux, il faut l'apaiser et réfléchir ensemble à ce qui est pris pour cible, à savoir consommer d'une autre façon et à changer la donne du capital ; autrement dit consommer intelligemment pour que nos besoins n'impactent plus les générations futures et nos enfants. Il faut donc déstructurer les idées reçues sur le climat (par exemple, utiliser la climatisation en journée complète en pic de chaleur résout qu'à court terme la problématique de la canicule) et en reprendre ces codes (avant d'utiliser un climatiseur, calfeutrer les fenêtres avec des couvertures de survie, peut diminuer les degrés dans un appartement), pour construire des relais d'idées raisonnables et réalisables afin d'être efficace face à l'adaptabilité climatique.
Il manque donc cet espace de dialogue structuré avec les scientifiques et l'idée serait de mettre en place un espace d'observatoire civique afin de déjouer le populisme sur les codes d'état des connaissances, de recherche et d'action, comme un ancrage sur la réalité sociétale de l'adaptabilité climatique, un think tank civique et de recherche ; afin de militer sans que la personne civile, morale et physique soit attaquée. Pour l'instant, il n'y a aucun budget pour s'organiser, et il faudrait inciter les politiques candidats aux présidentielles à nous aider à développer ce projet. L'affaiblissement de l'étude scientifique sur les causes climatiques est bien réel. Il est temps d'agir.



